Calcule a) 5² · b) (−4)² · c) 2³ · d) (−2)³ · e) √49 · f) 1/0,5.
Fonctions de référence et tableaux de signes
Seconde · Fonctions · BO 2026 (Seconde GT)
Carré, inverse, racine, cube, valeur absolue, et tableaux de signes.
Avant de commencer
Question honnête : où en es-tu ?
Prérequis
- Sens de variation, tableau de variation (chapitre précédent).
- Carré, cube, racine carrée et inverse d'un nombre.
- Le carré d'un nombre est toujours positif ou nul.
- On ne divise pas par 0 ; √x existe seulement pour x ≥ 0.
Cours
Définie sur ℝ. Décroissante sur ]−∞ ; 0], croissante sur [0 ; +∞[. Minimum 0 en x = 0. Courbe = parabole, symétrique par rapport à l'axe des ordonnées (fonction paire).
Définie sur ℝ privé de 0. Décroissante sur ]−∞ ; 0[ et sur ]0 ; +∞[ (jamais sur ℝ entier). Courbe = hyperbole en deux branches, symétrique par rapport à l'origine (fonction impaire).
Définie sur [0 ; +∞[. Croissante sur tout son ensemble de définition. Part de l'origine, monte de plus en plus doucement. Ni paire, ni impaire.
Définie sur ℝ. Croissante sur ℝ entier. Symétrique par rapport à l'origine (fonction impaire).
Ajoutée aux fonctions de référence par le BO 2026. Définie sur ℝ, à valeurs positives.
La courbe est un V de sommet l'origine : c'est la réunion de la droite y = −x pour x ⩽ 0 et de la droite y = x pour x ⩾ 0.
- Variations : décroissante sur ] −∞ ; 0 ], croissante sur [ 0 ; +∞ [.
- Minimum : 0, atteint en x = 0.
- Signe : positive partout, nulle seulement en 0.
- Fonction paire : la courbe est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées.
C'est l'outil qui permet de résoudre les inéquations que l'algèbre seule ne donne pas.
Méthode. 1) On factorise pour obtenir un produit ou un quotient de facteurs simples. 2) On cherche la valeur qui annule chaque facteur. 3) On dresse le tableau et on donne le signe de chaque facteur. 4) On multiplie les signes colonne par colonne.
Un facteur du premier degré ax + b est du signe de a après sa racine, et du signe contraire avant.
Pour un quotient, la démarche est la même, à une différence près : la valeur qui annule le dénominateur est une valeur interdite. On la marque par une double barre, et elle ne fait jamais partie de l'ensemble des solutions.
On ne « fait pas passer » le dénominateur de l'autre côté dans une inéquation : son signe est inconnu, donc on ne sait pas si l'inégalité change de sens. Le tableau de signes est là pour ça.
Résoudre A(x) / B(x) = k commence toujours par la même question : pour quelles valeurs l'expression existe-t-elle ?
On exclut donc d'abord les valeurs qui annulent B, puis on résout A(x) = k × B(x), et enfin on vérifie que les solutions trouvées appartiennent bien à l'ensemble de définition.
De même, A(x) × B(x) = 0 équivaut à « A(x) = 0 ou B(x) = 0 » : c'est l'équation produit nul.
La fonction inverse n'est pas décroissante sur ℝ : par exemple 1/(−2) = −0,5 et 1/(2) = 0,5, donc passer d'un négatif à un positif augmente la valeur. On dit qu'elle est décroissante sur chaque intervalle, séparément.
Exemples résolus
Comparer 1,4² et 1,41² sans calculer : la fonction carré est croissante sur [0 ; +∞[ et 1,4 < 1,41, donc 1,4² < 1,41².
Comparer 1/3 et 1/5 : sur ]0 ; +∞[ l'inverse est décroissante et 3 < 5, donc 1/3 > 1/5.
Pour f(x) = x² : f(−3) = 9 = f(3). L'image d'un nombre et de son opposé est la même ⟹ fonction paire.
Une courbe passant par l'origine, croissante puis « aplatie », définie seulement pour x ≥ 0 : c'est x ↦ √x.
Exercices d'application
Sans calculatrice, compare en justifiant par les variations : a) 7² et 9² · b) √10 et √15.
Compare 1/4 et 1/9, puis 1/(−2) et 1/(−5). Précise l'intervalle utilisé à chaque fois.
Pour chaque fonction (carré, inverse, racine, cube), donne l'ensemble de définition et le sens de variation.
Indique si la fonction est paire, impaire, ou aucune des deux : a) x ↦ x² · b) x ↦ x³ · c) x ↦ 1/x · d) x ↦ √x.
Sami affirme : « x ↦ 1/x est décroissante sur ℝ ». Donne un calcul qui prouve qu'il a tort.
Résous x² = 5 puis x³ = 5 (valeurs exactes avec √ ou approchées). Combien de solutions chacune ?
L'aire d'un carré de côté c est A(c) = c². De quelle fonction de référence s'agit-il ? Pourquoi se limite-t-on à c ≥ 0 ?
Synthèse — À retenir
- Carré (ℝ) : décroît puis croît, minimum 0, parabole, paire.
- Inverse (ℝ privé de 0) : décroissante sur chaque branche, hyperbole, impaire.
- Racine ([0 ; +∞[) : croissante, part de l'origine.
- Cube (ℝ) : croissante sur ℝ, impaire.
- Paire ⟺ courbe symétrique par rapport à l'axe Oy ; impaire ⟺ symétrique par rapport à l'origine.
Plan de révisions
Redessine les 4 courbes de mémoire.
Refais exos 3 et 5.
Exo 7 + tableau récap variations/parité.
Pour aller plus loin
Q1. Pourquoi (−2)² = 4 mais (−2)³ = −8 ? Quel lien avec la parité ?
Q2. Sur un même repère, où les courbes de x ↦ x² et x ↦ √x se croisent-elles ?